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12 700 km en solo, de Mongolie à la France — l’interview de Jean

12 700 km en solo, de Mongolie à la France — l’interview de Jean

12 700 km en solo, de Mongolie à la France — l’interview de Jean

À 26 ans, Jean s’apprête à tracer son itinéraire entre Oulan-Bator et Strasbourg, un voyage en moto de 12 700 km environ, pensé pour durer près de trois mois et demi. Dans cet échange, il raconte son cap, ses choix et sa manière d’aborder la route, entre étapes préparées et improvisation assumée. Un voyage moto mongolie qui vise autant l’itinéraire que la rencontre, avec une discipline simple : rouler juste, écouter le terrain, et garder une marge pour l’imprévu. Place à la voix de Jean, quelques jours avant le départ.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Jean, 26 ans. J’ai grandi dans une famille nombreuse, étudié large (STI, DUT, licence, master) et fini mon cursus à Bangkok. Cette année en Thaïlande m’a ouvert d’autres horizons : de nouvelles habitudes, d’autres manières d’échanger. Je touche à beaucoup de choses ; côté pro comme côté études, j’ai appris à m’adapter vite, à écouter, et à construire.

Backpacker on Wheels, c’est quoi pour toi ?

Sur le papier, c’est un itinéraire terrestre Asie–France à moto. En vrai, c’est un message : on peut entreprendre grand si on s’en donne les moyens. Traverser une bonne partie du monde sans parler russe, mongol ou chinois, et pourtant partager. Je veux montrer qu’on peut casser les barrières perçues et vivre des moments qui comptent, au quotidien.

Tu pars seul ? Pourquoi ce choix ?

Oui. Voyager seul m’oblige à aller vers les autres. Et paradoxalement, on n’est jamais vraiment seul : la route crée des compagnons éphémères. Être son propre chef d’itinéraire permet d’ajuster au jour le jour, de suivre une piste conseillée au petit matin, ou de prolonger une halte quand la rencontre est bonne.

Quand pars-tu ? Combien de temps prévois-tu ?

Départ début mai. J’ai calé un rythme réaliste : environ 3 mois et demi, plus deux semaines de marge pour absorber les aléas (météo, mécanique, formalités). Sur ce type de trajet, on compte plutôt 6 à 8 heures réelles de selle les grosses journées, avec des pauses régulières pour préserver lucidité et machine.

Itinéraire : verrouillé ou ouvert ?

Les grandes lignes sont fixées. Pour le Kazakhstan et la Russie, j’ai dû fournir un itinéraire plus précis pour les visas : étapes journalières, points de passage. Ensuite, en Europe, je laisserai plus de place au terrain et aux conseils locaux. L’improvisation fait partie du voyage, mais avec une base solide et des fenêtres de sécurité.

Avec quel deux-roues vas-tu rouler ?

Une moto simple, réparable partout, adaptée aux pistes roulantes et à la tôle ondulée des steppes. Pas de choix arrêté quand on se parle, mais un monocylindre ou un trail léger restent cohérents pour cheminer entre terre, sable et asphalte. L’idée : mongolie en moto sans forcer la machine, en la bichonnant chaque soir (chaîne, filtres, visserie).

Comment l’idée est-elle née ?

Un reportage sur une rideuse en Afrique, la rencontre d’un Français Bangkok–France à vélo, puis un rêve récurrent : être sur la route. J’ai condensé mes semestres, bossé soirs et week-ends pour libérer une fenêtre temporelle. Ce projet est la suite logique : passer du souhait à l’action.

Qu’est-ce que ce voyage représente pour toi ?

Un défi personnel et, d’une certaine manière, sociétal. On parle beaucoup de « risque ». Moi, je veux montrer que le risque se gère par la préparation et les choix d’itinéraire. Je contourne les zones sensibles (cap par le nord de l’Asie puis l’Europe centrale et du Nord) pour privilégier la rencontre et la progression sereine.

Mettre un tel projet sur pied, c’est difficile ?

Plus que prévu. Démarches, recherche de soutien, doutes extérieurs, et surtout le temps : j’ai tout monté en moins de trois mois. Heureusement, ma famille et des soutiens m’ont aidé, challengé, et poussé à tenir le cap. Au final, c’est un mal nécessaire pour partir proprement.

Des détails concrets de préparation que tu privilégies ?

Garder de l’autonomie : un jerrycan de 5 à 10 L pour les sections isolées (les stations peuvent être espacées de 250 à 300 km), de l’eau (2 à 3 L sur soi), et des cartes hors-ligne. Mécaniquement : lubrifier la chaîne tous les 500 à 800 km en conditions poussiéreuses. Et regarder la météo du soir pour décider de l’heure de départ. Deux arrêts « bonus » que j’aimerais m’offrir : Kharkhorin et la vallée de l’Orkhon. Ce sera un voyage moto mongolie où chaque détour comptera.

Un conseil aux futurs riders ?

Prudence. La route n’est pas un circuit. Tomber, ça marque. Restez humbles avec la poignée et jouez la régularité. Conseil Planet Ride : pour éviter la fatigue, cadencer vos journées en blocs de 45–60 min de conduite pour 10–15 min de pause, et prévoyez un vrai jour « off » toutes les 5–6 journées. Sur piste, mongolie en moto rime avec souplesse plus qu’avec vitesse.

Suivre l’aventure de Jean

FAQ express

Quel permis pour traverser la Mongolie et l’Asie centrale à moto ?

Permis moto national en règle + permis international recommandés. Vérifiez aussi l’assurance frontière et les formalités d’importation temporaire du véhicule à chaque passage.

Quand partir pour un grand voyage moto mongolie vers l’Europe ?

La fenêtre la plus roulante se situe généralement de fin mai à début septembre dans les steppes. Anticipez des nuits fraîches et des orages locaux ; adaptez le rythme.

Combien de temps prévoir pour 12 700 km environ ?

Selon le rythme, 12 à 16 semaines restent cohérentes, avec des journées de 6–8 h de selle et des jours de repos réguliers. Gardez une marge de 10–15 jours pour les imprévus.

À savoir aujourd’hui

Ce portrait a été réalisé à la veille du départ de Jean : l’élan, la méthode et l’itinéraire d’ensemble restent inspirants. Avant de partir en 2026, vérifiez l’actualité des frontières, des visas (Russie, Kazakhstan, etc.), des assurances, l’accès au carburant sur certaines sections et les règles d’importation temporaire du véhicule.

Collections: Article mongolia
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