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Story Time avec Uralistan : le plus haut col du monde

Story Time avec Uralistan : le plus haut col du monde

Story Time avec Uralistan : le plus haut col du monde

Deux riders basés au Laos, un projet au long cours et une parenthèse himalayenne qui marque une vie. Jérémy et Marion ont tracé un roadtrip Ladakh entre Srinagar et Manali en une dizaine de jours, avec une moyenne de 150 km quotidiens. Entre routes de montagne, pistes, gués et altitude, ils racontent une aventure rythmée, lucide et belle, vécue au guidon d’une machine simple et endurante. Voici leur itinéraire, leurs choix, et ce que l’on ressent quand la route grimpe au-dessus de 5 000 mètres. Cap sur les hauts plateaux du Jammu-et-Cachemire, sans forcer le trait.

Interview

Comment vous est venue l’idée de ce périple ?

À l’origine, on voulait intégrer l’Inde à notre trajet Asie–Europe en side-car Ural. Les contraintes administratives et le budget nous ont poussés à adapter le plan. L’envie de rouler au Ladakh restait forte, avec ce “plus haut col du monde” sur la liste. Une fenêtre s’est ouverte pour l’Inde : on a dit oui, sans hésiter.

Quel itinéraire avez-vous suivi ?

Départ de Srinagar, arrivée à Manali. Dix jours environ, 1200 à 1500 km au total, en gardant une moyenne de 150 km par jour. On visait des étapes de 8 h réelles maximum, départ vers 8 h, arrivée autour de 17 h, en conservant une marge pour les imprévus. Le plus marquant reste la diversité des ambiances : vallées vertes, lacets façon Alpes, puis un désert haut perché. Un roadtrip Ladakh, c’est un concentré de contrastes.

Et l’altitude ?

Au plus haut, 5 400 m. On a ressenti les effets : souffle court, tête légère. Les motos aussi. On roulait sur un modèle à carburateur qu’il fallait régler ponctuellement, sinon ça cale. Après 3–4 jours “basses” altitudes, on a pris une journée complète d’acclimatation sans moto avant d’entrer dans la zone des grands cols. Au-dessus de 5 000 m, chaque geste compte. Une fois redescendus, tout rentrait vite dans l’ordre.

Des galères sur la route ?

Oui, dès le jour 1 : éboulement, camion bloqué en épingle, et à passer, une bande de 90 cm côté vide. Plus loin, fin de saison des neiges oblige, la fonte noyait la chaussée. Pas de verglas, mais des courants forts dans les gués. Marion a traversé plusieurs fois à pied, avec de l’eau presque à 0 °C jusqu’aux genoux, pour sécuriser la trajectoire. Le jour de l’ascension du col le plus haut, fermé quatre heures pour éboulement, on a tenté un dépassement dans un gué trop profond : bain intégral. L’eau de fonte, à cette altitude, saisit instantanément.

Route ou piste : quel mélange ?

Environ deux tiers de route, un tiers de pistes de montagne. Belles sections roulantes alternant avec des tronçons cassants, nids-de-poule, cailloux, gués. On enchaînait souvent demi-journées sur bitume puis quelques heures off-road. Les engins de déblaiement imposent parfois des arrêts longs : il faut l’accepter dans le rythme d’un roadtrip Ladakh.

Les 150 km quotidiens tenaient malgré l’off-road ?

Oui, mais la météo et les travaux font la loi. On a vécu plusieurs attentes bulldozers. On n’a jamais cherché la vitesse : mieux vaut doser l’effort et garder des réserves. Notre plus grosse journée a frôlé 10–11 h de selle. Conseil de pro Planet Ride : en haute altitude, on prévoit 10 à 15 % de marge horaire supplémentaire et on ravitaille carburant et eau dès que c’est possible dans les bourgs principaux.

La difficulté générale ?

La première section off-road était très pentue et en épingles. Plusieurs chutes chez d’autres motards surpris par le terrain. Avec l’habitude des pistes du Laos, on s’en est bien sortis. Le tracé reste globalement roulant, avec des passages techniques où il faut s’accrocher — d’autant qu’on était deux sur la moto. La vraie fatigue vient de l’endurance à haute altitude, jour après jour. Mais c’est précisément ce qu’on aime dans une aventure comme celle-ci.

Leur machine

Ils ont roulé sur une Royal Enfield Himalayan à carburateur, robuste, coupleuse et facile à entretenir en itinérance. L’adaptation du réglage a été clé pour ne pas perdre toute la puissance en altitude. Une Royal Enfield Himalayan Ladakh bien réglée reste un allié fiable quand la route se transforme en piste.

Mini-FAQ

Faut-il un permis international pour ce type de voyage ?

En général, on roule avec son permis national (catégorie moto) et, selon les cas, un permis international peut être demandé par le loueur ou utile en cas de contrôle. Vérifiez les exigences du loueur avant départ.

Quelle est la meilleure saison ?

La fenêtre “routes ouvertes” se concentre en été sur les grands cols. Comptez des variations rapides de météo ; gardez une marge dans le planning de votre roadtrip Ladakh.

Quel budget carburant et moto prévoir ?

Variables selon le modèle et la durée. Le coût d’une Royal Enfield Himalayan Ladakh en location reste raisonnable ; anticipez une enveloppe carburant avec une marge pour les détours imprévus.

À savoir aujourd’hui

Ce qui reste vrai : l’altitude impose rythme et acclimatation, et les fermetures de cols peuvent modifier une étape. À vérifier avant de partir : ouverture des axes, exigences des loueurs (assurance, dépôt), disponibilité de cartes hors ligne/eSIM et éventuelles règles locales d’accès à certaines vallées.

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