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Interview de Clément Desmousseaux, co-fondateur de Planet Ride

Interview de Clément Desmousseaux, co-fondateur de Planet Ride

Interview de Clément Desmousseaux, co-fondateur de Planet Ride

Dans les coulisses d’un roadtrip, il y a la route… et il y a tout ce qui la rend possible. Dans cette interview, Clément Desmousseaux raconte l’envers du décor : la stratégie web, le choix des experts locaux, la construction d’une expérience fiable — et la réalité très concrète des journées passées entre code, appels et tableurs. Installé à New Delhi depuis plusieurs années, il parle aussi de conduite urbaine “sportive”, d’une Royal Enfield de 1996, et de ce qui l’a convaincu de rejoindre Planet Ride pour bâtir une plateforme dédiée au voyage motorisé.

Clément, co-fondateur : la route vue depuis l’ombre

Clément Desmousseaux fait partie des co-fondateurs de Planet Ride, aux côtés d’Alex Zurcher et Baptiste Frérot. Son rôle : penser et développer la stratégie web, piloter le marketing et la communication, et entretenir les liens avec les experts locaux qui opèrent les roadtrips. Dans le tourisme (production, communication, marketing et web) depuis une dizaine d’années, il rejoint Planet Ride après avoir quitté son poste de marketing manager chez Shanti Travel, avec une idée claire : créer une expérience de voyage motorisé plus fluide, plus humaine, mieux cadrée.

L’interview

Que fais-tu de ta vie quand tu es au travail ?

Je construis la stratégie marketing et communication de Planet Ride. Je sélectionne de nouveaux partenariats, je lance des campagnes, et j’assure l’administration ainsi que le développement du site internet et du logiciel utilisé par nos experts locaux. Ma journée type, c’est un mélange de code, d’appels, et de beaucoup d’Excel. Dit comme ça, ce n’est pas le métier le plus “sexy”, mais tout ce qui touche à la création graphique et à la compréhension fine des attentes des voyageurs est passionnant.

Que fais-tu de ton temps libre ?

Mon temps libre… quel temps libre ? Le peu que je m’accorde, je le passe au cinéma ou en voyage. Ça fait plusieurs années que je vis en Inde, et le pays est tellement vaste que mes escapades ressemblent surtout à de petites expéditions vers des régions reculées, loin des itinéraires évidents.

Quand je vivais au Portugal, l’hiver dernier, c’était plutôt surf, randonnée, balades à vélo. J’avais fait le choix de ne pas avoir de moto ni de voiture. Mais j’ai eu la chance d’emprunter régulièrement une vieille Pyang Yang prêtée par des amis — le genre de machine qui rend une simple route côtière mémorable.

Que conduis-tu tous les jours ?

Ça dépend de l’humeur, du trafic et de la motivation. Conduire à New Delhi peut être tout sauf relaxant : circulation dense, bruit, imprévus. Les jours “compliqués”, je prends une Royal Enfield 350 Machismo de 1996, avec le sélecteur de vitesse à droite, à l’ancienne. Et les jours où je veux juste me faufiler, je prends une petite Suzuki Zen, plus facile à garer et à glisser dans le flux.

Pourquoi avoir été tenté par Planet Ride ?

En quittant Shanti Travel, Alex et Baptiste m’ont proposé de m’associer au projet comme directeur marketing et technologie. Planet Ride, c’était l’opportunité de construire quelque chose de grand avec des personnes que j’apprécie, sur un projet qui, j’en étais convaincu, allait marcher.

Pourquoi tu penses que Planet Ride va plaire ?

Je ne pense pas, je sais. Planet Ride parle à trois profils.

D’abord, les passionnés d’un véhicule : ceux qui vivent pour la moto, le 4x4, parfois des formats plus spécifiques. Ils veulent des itinéraires cohérents, un rythme juste, et des gens qui comprennent la conduite, pas seulement le tourisme.

Ensuite, les amoureux de roadtrip — comme Baptiste et moi — séduits par la diversité de destinations et de véhicules sur www.planet-ride.com. Préparer un roadtrip avec des pros, ça enlève les approximations sans enlever la liberté.

Enfin, les couples, familles ou groupes d’amis qui ne sont pas “fans” d’un véhicule, mais qui veulent découvrir un pays autrement. Certains endroits se vivent mieux en 4x4, en quad ou même en motoneige : le véhicule ouvre des accès, des points de vue, et une autonomie qu’un bus ne donnera jamais.

Comment vois-tu Planet Ride dans deux ans ?

Le rêve commun, c’est de devenir une référence de l’aventure motorisée en France, en Belgique et au Québec. Mais mon vrai objectif, c’est surtout de voir toujours plus de voyageurs satisfaits, et un réseau d’experts locaux solide, fiable, qui grandit dans le bon sens.

Ton expérience de voyage préférée ?

Mon dernier gros coup de cœur : le Portugal… à pied. Trois jours seulement, mais une côte brute, des paysages marins sans artifices, et une sensation rare de calme.

Et l’expérience la plus drôle, c’était en Chine, dans un train entre Xi’an et Hanzhong. J’étais plongé dans une carte du Guide du Routard, quand j’ai réalisé que tout le wagon s’était installé derrière moi pour regarder. La moitié de ma carte était en chinois : on lisait exactement le même document. Ça a déclenché des échanges immédiats — avant qu’on me déconseille certaines destinations à cause d’inondations en cours.

Ton dernier roadtrip, c’était où ?

En Irlande. Pas la destination la plus originale sur le papier, mais un bonheur à rouler. On a fait le Ring of Kerry et une bonne partie de la côte sud-ouest en une semaine. On avait réservé les vols au dernier moment, loué la voiture sur place, et cumulé les petits tracas classiques : carte bancaire qui ne passe pas, plafond de caution bloqué, recherche de B&B au jour le jour… avec, à la clé, une perte de temps réelle certains soirs.

Mais une fois sur la route, le “wow” prend le dessus : falaises, landes, lumières changeantes, et ces paysages de tourbe qui rappellent parfois les Highlands. Typiquement le genre de roadtrip où tu peux rouler toute la journée et avoir l’impression d’en prendre plein les yeux à chaque virage.

Que peux-tu souhaiter à Planet Ride ?

Une longue vie, et beaucoup de voyageurs sur la route.

Ce qu’on retient de Clément, côté terrain

  • La réalité d’un roadtrip réussi, c’est souvent l’anticipation : vols, moyens de paiement, hébergements. Le “dernier moment” fonctionne… mais il coûte de l’énergie.
  • Conduire dans une mégapole comme New Delhi n’a rien d’une carte postale : densité, fatigue, vigilance permanente.
  • Une semaine en Irlande peut déjà être très dense : si vous enchaînez les étapes, vous roulez beaucoup “en vrai”, même sur de petites distances.
  • Conseil métier Planet Ride : sur un itinéraire d’une semaine, gardez volontairement 1 soirée “flex” (arrivée plus tôt) pour absorber un imprévu (météo, fatigue, hébergement) sans casser le rythme du voyage.

Mini-FAQ

Faut-il réserver les hébergements à l’avance sur un roadtrip ?
En haute saison ou sur des zones très demandées, oui, au moins sur quelques nuits clés. Au jour le jour, vous gagnez en liberté mais vous perdez du temps et parfois du choix.

Comment éviter les galères de paiement en location de véhicule ?
Vérifiez avant de partir : plafond de carte, autorisation de dépôt de caution, et prévoyez une seconde carte. Sur place, une caution bloquée peut immobiliser une carte entière.

Quel rythme de conduite est réaliste sur une semaine ?
Mieux vaut éviter de “charger” toutes les journées : selon routes et météo, compter des journées où l’on roule plusieurs heures est courant, surtout si l’on veut réellement profiter des arrêts.

À savoir aujourd’hui

Cette interview reflète un moment de vie et un contexte précis. L’esprit reste intact : l’importance de la préparation, du choix des routes, et de l’accompagnement. Avant de partir, vérifiez toujours les conditions locales (circulation, météo, disponibilité des hébergements, règles de location et assurances) qui peuvent évoluer rapidement.

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