Ben et son tour de France en moto : 5 étapes marquantes
En 2016, Ben remballe la guitare, enfourche sa Mash 400 et traverse l’Hexagone. Un itinéraire simple, une bécane légère, et l’essentiel en ligne de mire : ressentir la route. Voici sa sélection personnelle, brute et précise, pensée pour inspirer votre prochain road trip moto France sans chercher l’exploit. Cinq haltes qui valent le détour, des temps de selle réalistes, un rythme qui respecte le corps et la machine, et l’envie d’aller voir, vraiment, ce qu’on a sous la main quand on parle de voyage moto France.
La sélection, dans l’ordre du parcours
1) Lac de Paladru (Charavines, Isère)
On y arrive par un réseau de départementales souples, vallonnées, souvent bordées de blé en saison. L’eau affiche des nuances turquoise par beau temps, le tour complet du lac se fait tranquille, sans forcer.
Pourquoi ça compte : première vraie respiration de l’itinéraire, lumière rasante superbe le matin, énergie douce avant la montagne.
Où / quand s’arrêter : rives accessibles autour de Charavines pour un pique-nique. Compter 45 à 60 min pour boucler le tour à allure paisible (moyenne réaliste 40–50 km/h avec arrêts). En plein été, viser avant 10 h pour éviter l’affluence.
2) Les Vosges au petit matin (Col de la Schlucht)
Montée progressive, forêts profondes, brume fréquente. Les enchaînements sont lisibles mais l’adhérence peut varier : bitume humide à l’ombre, vent en crête. Le regard veut filer vers les sapins, restez sur la trajectoire.
Pourquoi ça compte : un classique qui remet les pendules à l’heure : fraîcheur, silence, densité. Le col se savoure tôt, quand la montagne n’a pas encore chauffé.
Où / quand s’arrêter : haltes panoramiques avant le sommet pour souffler. En été, 8–10 °C de moins qu’en plaine au lever du jour : prévoyez une couche chaude. Sur routes secondaires, tablez sur 60–70 km parcourus par heure de selle réelle, pauses incluses.
3) Les Landes (en route vers Bordeaux)
Grand ruban rectiligne, pins et chênes à perte de vue. Ici, la vitesse ne fait pas l’expérience : cadence fluide, regard loin, régularité. Attention au sable sur la chaussée près des accès forestiers et aux transitions 70/50 km/h en approche de village.
Pourquoi ça compte : une parenthèse hypnotique, parfaite pour poser le rythme du road trip. On se cale, on respire, on accumule des kilomètres utiles sans user le pilote.
Où / quand s’arrêter : aires forestières ombragées pour s’hydrater (emportez 1,5 L par personne par demi-journée en été). Stations parfois espacées hors axes majeurs : refaites le plein dès la moitié du réservoir.
4) Col d’Elhursaro (Pyrénées, frontière espagnole)
Route étroite, bétail en liberté, visibilité changeante si la mer de nuages s’invite. Les derniers kilomètres peuvent se rouler « sur l’instant », entre trouées de ciel et cotons blancs.
Pourquoi ça compte : l’instant suspendu du parcours : nature maîtresse des lieux, sons feutrés, humilité retrouvée.
Où / quand s’arrêter : replis herbeux hors virages pour laisser refroidir les freins et observer. Couche coupe-vent indispensable même l’été. En montagne, prévoyez marge et demi-tour facile si la visibilité tombe sous 20 m.
5) Étang de Soulcem (Ariège, Pyrénées)
Accès final étroit et venté, virages serrés, barrages d’air soudains. On gagne un amphithéâtre minéral bleu profond, souvent désert hors haute saison. Réseau mobile inégal : cartes offline utiles.
Pourquoi ça compte : point d’orgue contemplatif. On coupe le moteur, on laisse le silence faire son travail.
Où / quand s’arrêter : zones de stationnement près de l’eau quand c’est autorisé. Arrivez avant 17 h pour éviter la lumière dure et garder une marge retour. Avec rafales, tenez la moto droite à l’arrêt, béquille posée côté sous-vent.
Rythme et méthode, façon Planet Ride
Conseil Planet Ride : sur un road trip moto France, cadencer la journée en 3 blocs d’environ 1 h 30 sur départementales, avec 15–20 min de pause entre chaque, limite la fatigue et garde du plaisir de conduite. Arrivée cible au spot du soir avant 17 h, pour check carburant, eau et météo du lendemain. Un voyage moto France réussi se joue sur cette discipline simple : anticipez le plein dès la mi-réservoir, sauvegardez vos cartes en offline et ajustez les étapes selon le vent et la température.
FAQ express
Quelle saison privilégier ?
De mai à octobre pour l’ensemble du tracé. Montagne : juin–septembre pour maximiser les chances de fenêtres météo. Landes : attention aux pics de chaleur en juillet-août, roulez tôt.
Permis et assurance ?
Permis adapté à votre cylindrée, assurance avec assistance 0 km si possible et couverture à l’étranger si vous franchissez la frontière. Emportez carte verte et attestation d’assurance.
Budget quotidien à prévoir ?
Variable selon hébergement et cadence. Prévoyez une enveloppe carburant souple (consommation sensible au vent, au relief et au chargement), plus un coussin pour repas et imprévus.
À savoir aujourd’hui
La beauté des cinq étapes n’a pas pris une ride. Avant de partir, vérifiez les éventuelles restrictions locales (accès, parkings, zones réglementées), la météo de montagne et les limitations de vitesse départementales. Cartes offline et moyens de paiement dématérialisés facilitent la logistique.