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Mélusine Mallender : une passion pour le voyage moto

Mélusine Mallender : une passion pour le voyage moto

Mélusine Mallender : une passion pour le voyage moto

On rêve d’aventure, puis on hésite. Mélusine Mallender, rideuse et exploratrice, a choisi la route. Dans cet entretien, elle raconte ce que le voyage moto apporte de plus simple et de plus fort : l’accès direct aux gens, à l’instant et à soi. Une parole franche, nourrie de terrain, qui parle liberté au féminin sans posture. À la clé : pourquoi la moto ouvre des portes, comment apprivoiser la vulnérabilité en solo, et ce que ces trajets disent des pays traversés. Envie d’un voyage moto pensé pour la rencontre et la route ? Voici la voix d’une rideuse qui trace.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la moto ?

« C’était une évidence. Mes parents roulaient, ça ouvre la porte… mais l’envie reste personnelle. Nous sommes trois enfants ; je suis la seule à avoir plongé. J’aimais l’idée d’apprendre, de me tromper, de progresser en autonomie. »

Pourquoi voyager à moto ?

« Parce que c’est la rencontre du voyage et de la moto. La moto rend les échanges immédiats : on m’arrête, on me parle de l’itinéraire, de la machine. Il y a une vulnérabilité assumée qui devient simplicité. Sans carapace : on sent, on voit, on respire. Je peux m’arrêter où je veux. Cette liberté me porte. »

Conseil Planet Ride : pour garder la lucidité sur un long trajet, cadencer des journées “vivables” (6–8 h réelles de selle). Sur route roulante, 250–350 km/j se tiennent ; en piste ou mixte, viser 120–200 km/j selon terrain et météo.

Partir seule en tant que femme : frayeur ou audace ?

« Autour de moi, il y a eu des appréhensions. Voyager seule demande d’autres réflexes qu’un homme, mais ce n’est pas moins beau. Être une femme ouvre des mondes : la moto reste très masculine, et en même temps les femmes m’invitent. Je passe du salon à la cuisine, des ateliers aux maisons. Je fais juste attention au couchage : la nuit, je me sens plus vulnérable, je cherche des lieux avec femmes et enfants. »

Le regard des gens sur “une femme à moto” ?

« On me demande souvent : “Où est ton mari ?”, “Tes amis arrivent ?” Quand je réponds “je suis seule”, il faut parfois rassurer, expliquer mon projet. Ensuite viennent l’entraide, la curiosité, parfois l’admiration. Le dialogue s’installe, et la route devient commune. »

Un souvenir qui t’a marquée

« En voyage moto en Mongolie, tout vibrait de fatigue : piste terreuse, off-road, la moto en vrac. Près d’une yourte, je cale mal la béquille, la moto tombe, je craque. Un ancien m’emmène chez lui, s’occupe de moi comme de ses petits-enfants. Le lendemain, il revient avec une pièce d’embrayage de 125 cc ; on répare ensemble. Je lui laisse la moto pour un tour. Son sourire, je ne l’oublie pas. »

« En Iran, des femmes en voiture me font signe. La musique monte, elles dansent autour de la moto. Danser en public est interdit. Ce moment de liberté pure m’a bouleversée. L’une m’offre un cafard en plastique : “On nous écrase, mais on revient toujours.” Depuis, je veux raconter ces pays autrement. »

Que dirais-tu à une femme qui hésite à se lancer ?

« Allez-y. La vie est courte. On fera des chutes, on aura des moments durs : ça fait partie du voyage. Les obstacles existent : temps, argent, enfants, santé… mais quand on veut vraiment, on peut. Commencez par une boucle courte, apprenez votre rythme, puis allongez. Le reste suit. »

Tes projets ?

« “Ne te dégonfle pas.” Je questionne la liberté là où elle semble contrainte : Rwanda, Iran, Bangladesh… Je veux rencontrer des personnes actrices du changement, surtout des femmes, et montrer d’autres visages de ces pays. Partir, écouter, comprendre, transmettre. »

Une destination en ligne de mire ?

« La Bolivie me tente : montagne, altiplano, jungle, tout y est. Et la Mongolie m’appelle toujours. Je me penche aussi sur l’Amérique du Sud/Centrale pour ma prochaine expédition. »

Rouler loin, rouler juste

« À moto, la route décide parfois. Sur piste, le vent, un gué, une pièce fatiguée : on apprend à ralentir. Pour un voyage moto mongolie, accepter des journées plus courtes, garder de l’eau, anticiper le carburant, noter les repères hors-ligne. On tient en avançant simple. »

Envie d’un voyage moto mongolie construit pour la rencontre et la piste ? Planet Ride vous emmène au cœur des steppes.

FAQ express

Faut-il un permis spécifique pour un roadtrip à l’étranger ?
Permis moto national + permis international selon le pays. Vérifier l’assurance (tiers, rapatriement, franchise) et l’acceptation du 2-roues loué aux frontières.

Quelle saison privilégier en Asie centrale et Mongolie ?
De juin à septembre pour éviter neige et gel nocturne ; nuits fraîches sur l’altiplano, orages possibles l’été. Prévoyez couches chaudes et imperméable.

Quel budget quotidien prévoir ?
Hors vol : carburant modéré, hébergements simples abordables, coûts qui montent avec assistance, guide, et location trail/dualsport. Garder une marge pour l’imprévu mécanique.

À savoir aujourd’hui

Les ressorts de ce témoignage restent vrais : la moto ouvre le dialogue, le rythme rend libre, la bienveillance existe partout. Avant de partir, vérifiez les formalités (visa, permis international), l’assurance (rapatriement), les règles locales sur la conduite féminine, et l’état des frontières. Pensez cartes hors-ligne et eSIM pour naviguer sans réseau, et renseignez-vous sur l’accès au carburant sur les tronçons isolés.

Collections: Article mongolia
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