La plus belle route de la semaine : Route 1 en Islande
Route circulaire par excellence, la Route 1 boucle l’Islande sur plus de 1 300 km et relie Reykjavik à Akureyri en traversant falaises basaltiques, plages noires, champs de lave et lagons glaciaires. On y roule lentement, souvent à 80–90 km/h réels, avec un vent qui change la donne et des arrêts fréquents. En 7 à 10 jours, on en tire l’essentiel sans forcer, en 12 à 14 jours on respire vraiment. Pour celles et ceux qui rêvent d’islande en moto, c’est l’axe clair, goudronné quasi partout, d’où partent les plus beaux détours — à condition de doser l’effort, d’anticiper la météo, et de garder de la marge chaque jour.
Quand partir sur la Route 1 ?
Accessible toute l’année, la Route 1 est prioritaire au déneigement l’hiver, mais des fermetures temporaires restent possibles en cas de vent violent ou de neige. Juillet-août offrent des journées très longues et des pistes sèches, mais nécessitent de réserver hébergements et véhicules plusieurs semaines à l’avance. Entre mai-juin et septembre, la fréquentation baisse et la lumière est superbe. L’hiver, préférez un véhicule adapté (pneus neige cloutés, 4x4 utile selon secteur) et cadences courtes. Même en raid 4x4 islande, gardez en tête que la Route 1 reste une route simple voie, avec traversées de ponts étroites.
Sélection des arrêts incontournables
1/ Les cascades de Skógafoss
Le spot en bref : Un rideau d’eau de 60 m, visible dès le village de Skógar, avec accès facile depuis la Route 1 (1 km de détour). Parking au pied et escalier sur la droite pour le belvédère.
Pourquoi ça compte : Brume, arc-en-ciel fréquent et grondement puissant : un classique qui met tout de suite le cerveau en mode « Islande ». Par fort vent, l’embrun trempe tout.
Où/quand s’arrêter : Arrivez tôt (avant 9 h) pour un face-à-face quasi seul. Prévoyez 45–75 min sur place. Tenue imperméable obligatoire, surtout si vous approchez du bassin.
2/ Mývatn, le lac volcanique
Le spot en bref : Au nord, un ensemble de cratères, fumerolles et pseudo-cônes autour d’un lac qui gèle souvent 6 mois par an. Routes d’accès goudronnées, quelques sections exposées au vent.
Pourquoi ça compte : Contrastes extrêmes sur une courte distance : Dimmuborgir, Hverir, Krafla. Idéal pour varier les arrêts courts sans rallonger exagérément la journée.
Où/quand s’arrêter : Visez la fin d’après-midi pour une lumière plus douce et moins de groupes. Comptez 2–4 h pour un tour express des points majeurs, avec cartes offline prêtes.
3/ La cascade de Goðafoss
Le spot en bref : À moins de 5 minutes de la Route 1, une chute en arc de cercle d’environ 12 m, accessible par les deux rives. Parking, sentiers courts, rebords parfois glissants.
Pourquoi ça compte : Échelle humaine, lignes pures, ambiance apaisée : une respiration parfaite entre Akureyri et Mývatn. Beau rendu même par temps gris.
Où/quand s’arrêter : 30–60 min suffisent pour les deux rives. Arrivez tôt si vous continuez vers l’est le même jour. En hiver, crampons utiles sur sentier gelé.
4/ La plage de Vík
Le spot en bref : Au sud, sable noir, falaises du mont Reynisfjall et stacks de Reynisdrangar. Accès direct depuis la Route 1, parkings au village et à Reynisfjara.
Pourquoi ça compte : C’est l’affiche : contrastes noir/blanc, houle parfois violente. La « sneaker wave » y est célèbre : restez loin de l’eau, surtout au ressac.
Où/quand s’arrêter : Matinée dégagée idéale. Prévoyez 45–90 min. Évitez les jours de vent de sud-ouest fort, le sable fouette visage et visière, surtout en islande en moto.
5/ Le lagon de Jökulsárlón
Le spot en bref : Lagune glaciaire aux icebergs dérivants, juste au bord de la Route 1. Parkings des deux côtés du pont, accès immédiat à « Diamond Beach ».
Pourquoi ça compte : Hypnotique par tous les temps, parfois meilleur sous ciel gris. Scène vivante : glaces qui craquent, sternes en chasse, phoques occasionnels.
Où/quand s’arrêter : Arrivez tôt (avant 9 h) ou en fin de journée. 60–120 min selon lumière et marée. En haute saison, enchaînez avec Fjallsárlón pour plus de calme.
Cadencer son tour de l’île
Tour complet en 7–10 jours recommandés, avec 3–4 h de conduite réelle par jour, plus 2–3 arrêts majeurs. Au-delà de 6 h de volant, la fatigue et le risque augmentent, surtout avec le vent latéral. Carburant tous les 50–100 km selon zones : faites le plein dès 40 % restants. Sur la portion d’Akureyri, notez un tunnel payant (e‑péage). Activez cartes offline et météo avant de partir, la 4G peut chuter brutalement. En islande en moto comme en auto/4x4, feux allumés en permanence, respect des bas-côtés fragiles et stationnement uniquement sur zones prévues.
Mises à jour 2026
- Suivi des routes et fermetures en temps réel sur le site officiel des routes islandaises et via applications météo locales.
- Réservations: hébergements et véhicules pris d’assaut en juillet-août; bookez 6–12 semaines à l’avance.
- Connectivité: eSIM largement disponible; pensez cartes et guidage offline pour les zones blanches.
- Réglementation: drones soumis à restrictions près des sites; vitesse maxi 90 km/h sur route hors agglomération.
- Hiver: pneus adaptés obligatoires; 4x4 recommandé sur certains tronçons exposés au vent et au verglas.
Mini‑FAQ
Faut‑il un permis spécial pour la Route 1 ?
Un permis B valide suffit pour la Route 1. Vérifiez les conditions du loueur (âge, franchise, assurance gravier/sable) — utile en islande en moto comme en auto.
Quelle est la meilleure saison ?
Juillet‑août pour la stabilité et la lumière, mai‑juin/septembre pour l’affluence moindre. En hiver, cadences courtes et véhicule adapté; un raid 4x4 islande bien préparé reste possible.
Quel budget carburant prévoir ?
Variable selon véhicule et vent. Sur 1 300+ km, comptez large et faites le plein régulièrement : certaines stations n’acceptent que le paiement par carte.