La plus belle (et la plus longue) route de la semaine : la RN40 en Argentine
— La RN40 Argentine, l’épine dorsale de l’Argentine, file sur près de 5 000 km du tropique du Capricorne jusqu’aux portes de la Patagonie la plus australe. Cordillère en ligne d’horizon, déserts minéraux, lacs glaciaires et villages andins : on la parcourt par tronçons, au rythme des cols et des vallées. Avec son point culminant à l’Abra del Acay (4 895 m), c’est une route mythique où chaque virage raconte le pays. Pour un roadtrip moto en Argentine, elle offre une variété de terrains rare, de l’asphalte parfait au ripio ondulé, et une sensation de liberté qui reste longtemps en mémoire.
Une route mythique qui traverse l’Argentine
La RN40 Argentine, c’est le symbole d’un pays taillé par les Andes. Elle relie le nord andin aux immensités patagonnes, longe plus de 20 parcs nationaux, franchit 27 cols et croise des vignobles, des pampas, des forêts de lenga et des glaciers bleus. On y vit l’Argentine dans toute sa diversité : volcans assoupis, lacs turquoise, vallées verdoyantes et hauts plateaux balayés par le vent.
La RN40 Argentine en vignettes : 7 arrêts qui comptent
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Abra del Acay (Salta, 4 895 m)
Pourquoi ça compte : l’un des plus hauts points routiers d’Amérique. Air rare, lumière crue, Andes à perte de vue.
Où/quand s’arrêter : acclimatez 24–48 h autour de Cachi (2 300 m) ou Cafayate avant de viser le col ; passage plus stable entre septembre et novembre, hors neige. -
Parc national Los Cardones (Salta)
Pourquoi ça compte : cactus candélabres géants, plateau ondulé, piste de ripio roulante ; on touche l’âme de la Puna.
Où/quand s’arrêter : mirador de la Recta del Tin-Tin ; 1–2 h de pause en milieu de journée, soleil haut pour les contrastes. -
Vallées Calchaquíes et Quebrada de Humahuaca
Pourquoi ça compte : villages adobe, tissages, couleurs minérales classées UNESCO ; héritage des anciens chemins incas.
Où/quand s’arrêter : Purmamarca (Cerro de los Siete Colores) tôt le matin ; dégustation de vins à Cafayate en fin d’après-midi. -
Mendoza et la route des vins
Pourquoi ça compte : cap vers les bodegas au pied de la cordillère ; Malbec, lumière dorée, art de vivre.
Où/quand s’arrêter : Luján de Cuyo ou Valle de Uco ; prévoir 1 nuit pour une visite de cave sans se presser. -
Bariloche et la Route des 7 Lacs
Pourquoi ça compte : asphalte fluide, forêts, miroirs d’eau froide ; l’un des tronçons les plus “roulants”.
Où/quand s’arrêter : Villa La Angostura et lago Espejo ; février–mars, météo plus stable et trafic moindre. -
Parc national Los Glaciares (El Calafate)
Pourquoi ça compte : face-à-face avec le Perito Moreno, géant de glace en front facile d’accès depuis la RN40.
Où/quand s’arrêter : passerelles du glacier en matinée ; 3–4 h sur site, puis retour par les estancias. -
San Juan et Ischigualasto (détour)
Pourquoi ça compte : paysages lunaires et strates fossiles uniques, autre site UNESCO, accessible par une boucle depuis la RN40.
Où/quand s’arrêter : fin de journée pour les ombres rasantes ; prévoir 2–3 h sur le circuit interne.
La Ruta 40 : l’Argentine à ciel ouvert
D’un poste à l’autre, on traverse des hameaux d’éleveurs, des marchés de tisserands et des ateliers de cuir. L’ancien tracé inca affleure encore dans le rythme des villages et la façon d’habiter la montagne. Beaucoup la tiennent pour “la plus belle route du monde” tant elle concentre l’essentiel du pays sur un seul axe.
Voir la RN40 en mouvement
Jonathan Salamon, rider et auteur de Worldpokertrip, a traversé l’Argentine à moto. Sa vidéo donne le tempo de cette route mythique : la découvrir ici. Une candidate évidente à la plus belle route du monde.
Partir en 2026 : l’essentiel à jour
- Terrain et temps : sur la RN40 Argentine en ripio (tôle ondulée), tablez sur 250–350 km/j (5–8 h réelles). Entre Mendoza et Bariloche (~1 000–1 200 km), prévoyez 4–6 jours sans forcer.
- Carburant : en Patagonie, stations espacées (parfois 200–300 km). Autonomie visée 300–350 km ; jerrican homologué utile.
- Météo et saisons : vents latéraux forts au sud (octobre–mars) ; hiver austral (juin–août) possible neige/fermetures ponctuelles sur les hauts cols.
- Altitude : l’Acay et la Puna exigent acclimatation (1–2 nuits à 2 300–2 600 m) et hydratation. Évitez les efforts à froid.
- Connectivité : eSIM internationale + cartes offline (Maps.me, Gaia, Organic Maps). 4G inégale, surtout entre Santa Cruz et Chubut.
- Accès et réservations : certains parcs demandent un achat de billet/horaires en haute saison ; vérifiez à J-7 et J-1 pour Los Glaciares et zones très fréquentées.
- Permis et assurance : permis national + permis international recommandés ; vérifiez l’assurance responsabilité civile et les exclusions piste si location.
- Conseil Planet Ride : cadencez vos étapes avant 16 h pour éviter le combo fatigue + vent de face ; gardez 10–15 % de marge sur la distance prévue.
FAQ express
Un permis international est-il obligatoire pour un roadtrip moto sur la RN40 ?
Recommandé avec votre permis national. Les loueurs l’exigent souvent ; mieux vaut l’avoir pour éviter tout blocage.
Quelle est la meilleure saison ?
Nord andin : avril–novembre pour la sécheresse. Sud patagon : décembre–mars pour les jours longs (vent possible). Entre-deux saisons, météo plus changeante mais trafic léger.
Y a-t-il des péages et un budget spécifique à prévoir ?
Peu de péages sur la RN40. Prévoyez une marge carburant en zones isolées et des coûts d’hébergement qui grimpent en haute saison autour de Bariloche et El Calafate.
Envie de la vivre sur route, piste et grands espaces ? Nos experts locaux vous emmènent, de la poussière des vallées à la glace des fjords, pour un roadtrip moto en Argentine calibré au bon rythme — et des souvenirs qui durent.