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Agnès on the road : la Turquie à moto dans les terres mystiques du Moyen-Orient

Agnès on the road : la Turquie à moto dans les terres mystiques du Moyen-Orient

Agnès on the road : la Turquie à moto dans les terres mystiques du Moyen-Orient

Cap à l’est, du Mardin antique au Taurus, jusqu’aux criques turquoise de la côte lycienne : voilà un voyage moto Turquie qui respire la route, la chaleur et la rencontre. Entre pannes domptées au bord de la chaussée, hauteurs ventées du lac de Van, villages syriaques du Tür Abdin et Cappadoce hors des foules, on suit la même ligne de force : rouler, s’arrêter juste, repartir. Itinéraire authentique, rythme réaliste (4 à 6 h de selle par jour), routes parfois défoncées, parfois parfaites, et toujours cette lumière qui change l’allure du monde. Ici, chaque étape a son relief, sa table, son regard.

Premiers aléas, premières complicités

Sur la route de Mardin, la Harley de Jean-Pierre cale net. Bas-côté, outillage, appels à un mécano ami : allumage, bobine, capteur… tout y passe. Dépanneuse jusqu’à Mardin, mécanique pour les uns, bazar pour les autres. Le soir, couchers de soleil sur les toits des médersas, la plaine mésopotamienne en toile de fond. La moto repart, cap sur le Tür Abdin : Altıntaş, Anıtlı, églises syriaques vivantes, liturgie en araméen. Invités par les fidèles, on partage un ragoût de mouton. C’est aussi ça, la route et un voyage moto Turquie : réparer, patienter, rencontrer.

Hasankeyf, Midyat : l’imprévu qui raconte la route

Plus loin, Hasankeyf nous retient un moment au bord du Tigre. À l’entrée de Midyat, retour à l’atelier : la panne revient. Allers-retours, camionnette trop courte, sangle et système D. Metin, électricien passionné de Harley, rallie ses amis. Nuit à Midyat, konak en pierre couleur miel et vins locaux. Au matin, diagnostic : un fil de masse vicieux. La machine repart. On file vers l’est, plus légers.

Lac de Van : 300 km de ciel, de vent et de bleus

Étape longue : environ 300 km jusqu’au lac de Van, 5 à 6 h réelles en tenant compte des traversées d’agglomérations et arrêts carburant. Chaleur à 35 °C, bitume propre sur les sections récentes, rafales par endroits autour d’Ahlat. Bain en arrivant, puis cimetière seldjoukide au matin. En contournant le lac par le nord, le Süphan Dağı (4 000 m) veille, neiges encore visibles au printemps. Traversées de prairies, vaches placides, plages de sable clair ; on alterne points photo et relais tous les 150–200 km pour l’essence. L’île d’Akhtamar vaut la navette : frises bibliques sculptées à ciel ouvert. Le vent forcit au retour, vagues courtes et ciel noir, on cale nos départs sur les éclaircies.

Cap à l’ouest : steppes, plateaux et nuits simples

Après Tatvan, pluie battante. Abri de fortune dans une station minuscule, TV allumée, thé offert. Longue descente vers Bingöl après Muş : chaussée à quatre voies récente mais prudence sur les raccords. Hôtel sans fioritures, ambiance jeune et animée. Le lendemain, départ tôt : air frais vers 1 800 m, puis oasis de Darende et rafting ludique (eau calme, pas de vrais rapides). Les reliefs défilent : canyons puis steppes. Rythme tenu : pauses toutes les 90 minutes pour garder la lucidité et éviter la surchauffe, le bon réflexe métier qui sauve la fin d’étape.

Cappadoce en douceur, loin des foules

Nous choisissons Uçhisar comme base, plus calme que Göreme. Pension troglodyte simple, panoramas en terrasses sur les vallées. Trois jours au ralenti : balades à pied entre cheminées de fées, pigeonniers, églises rupestres, et boucles à moto vers İbrahimpaşa, Ortahisar, puis Soğanlı. Déjeuner au jardin, pain chaud, fromage, olives, menemen brûlants, vin blanc léger. Orage soudain près de Derinkuyu, on s’abrite avant la descente dans la cité souterraine : boyaux étroits, sensations fortes pour les claustros. En soirée à Sarıhan, cérémonie des derviches tourneurs, rituel suspendu.

Ballons au petit matin, Konya l’intemporelle

Décollage à l’aube depuis le plateau dominant la vallée blanche : 1 h à 1 h 30 de vol selon le vent, une nuée de nacelles autour, atterrissage doux, bulles et sourires pros. Cap ensuite sur Konya et le Mevlana : minaret bleu, ferveur des pèlerins. Dans ces villes traversées, viser le déjeuner tôt et sortir avant les pointes : le trafic s’épaissit vite.

Taurus, chaleur et Méditerranée

Après Konya, la quatre voies grimpe dans le Taurus, pins puis cèdres. Bernard se fait attraper pour vitesse : rappel utile — sur les grands axes, les contrôles sont fréquents. Plongée vers Antalya, 38 °C, circulation dense. Chaussée dégradée dans les descentes forestières vers Çıralı : tenir une marge, éviter les excès d’angle sur bitume rapiécé. Douze heures de route porte à porte, mer au petit matin, gözleme à la plage.

Ucagiz, Simena, Aperlai : la beauté au fil de l’eau

Par Finike et Demre, halte à Uçağız. On laisse les motos, bateau pour Simena (Kaleköy). Soirée à flanc de colline, terrasses fleuries, baignade près d’un tombeau immergé. Le lendemain, boat-trip privé : cité engloutie, amphores sous le fond vitré, criques tièdes, marche de 30 minutes jusqu’à Aperlai, parfums de sauge, tortues curieuses, barbecue sur l’eau. Retour, selle retrouvée.

Kas et la Lycie, entre routes en balcon et sites antiques

Petites routes du maquis puis Kaş pour deux nuits. Autour, cartes postales et virages propres : Kaputaş et sa coupe turquoise, Xanthos (théâtre, tombeaux sur piliers), gorges de Saklıkent (attention aux glissades sur planches humides), et Tlos, superbe contre les montagnes. Ici, pour un voyage moto Turquie, carburant et eau faciles, mais on garde toujours 2 litres à bord quand la chaleur grimpe.

À savoir aujourd’hui

Ce récit reste juste sur l’esprit, les distances et le rythme d’un voyage moto Turquie. Certains sites ont évolué (ex. secteur d’Hasankeyf impacté par un barrage), et des règles d’accès/contrôles peuvent changer près des frontières. Avant de partir : vérifiez les conditions locales, réservez tôt les vols en montgolfière en Cappadoce (haute saison), et prévoyez HGS pour les autoroutes ainsi qu’une eSIM et des cartes offline.

Mini-FAQ

Faut-il un permis international ? Permis national au format latin suffisant dans la plupart des cas ; l’IDP reste recommandé si votre permis n’est pas en alphabet latin. Vérifiez l’attestation d’assurance (carte verte) incluant la Turquie.

Quand programmer ce roadtrip moto Turquie ? Mai-juin et septembre-octobre : températures plus douces (éviter 38–40 °C l’après-midi sur la côte et les longues étapes en plaine).

Budget carburant et péages ? Prévoir un budget carburant quotidien selon cylindrée et relief ; sur autoroute, paiement via HGS (vignette ou boîtier) pour passer les portiques sans arrêt. Trois occurrences de roadtrip moto Turquie suffisent pour cadrer l’esprit : souple, régulier, hydraté et des pauses toutes les 90 minutes.

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