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Le tour du monde d’Alex Vizeo — interview

Publié le 23 juin 2016

Le tour du monde d’Alex Vizeo — interview

Le tour du monde d’Alex Vizeo — interview

— Figure de la scène voyage francophone, Alex Vizeo a tout quitté pour un tour du monde d’un an, caméra en main. Dans cette interview Alex Vizeo, il revient sur le déclic, l’itinéraire et la méthode qui l’ont aidé à tenir la durée sans se perdre en route. Un entretien sans fard pour comprendre ce que signifie, au quotidien, un tour du monde pensé pour durer, entre trajets longs, rythmes variables et rencontres qui comptent.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Salut ! Je m'appelle Alex, j'ai 33 ans et ça fait maintenant 5 ans que je tiens mon blog voyage Vizeo.net. J'ai d'abord fait une licence pro de tourisme avant de travailler 5 ans dans une grande entreprise de voyages en train, comme directeur de clientèle. Puis j’ai démissionné pour réaliser mon rêve : faire mon propre tour du monde. Je suis devenu nomade digital : je parcours la planète et je raconte mes aventures en vidéo, sur mes réseaux et sur le blog.

Parle-nous de ton blog : principe, date de création, pourquoi ?

J'ai créé Vizeo fin 2010, en pleine préparation de mon tour du monde. Mon objectif est simple : donner envie de voyager. J’ai choisi la vidéo parce que, selon moi, c’est le meilleur moyen d’embarquer les gens. Le blog s’articule autour de trois piliers : mes carnets de voyage, “j’ai testé pour vous” et des vidéos de conseils pratiques.

À quel moment ton blog est-il devenu ton métier ?

Il y a 3 ans. Des pros du tourisme m’ont contacté parce qu’ils appréciaient mes vidéos et voulaient que je filme “à ma façon” dans leur destination. L’idée était de mettre leur région en lumière via mon regard, en gardant ce ton simple et direct qui donne envie de partir.

Parle de ton tour du monde. Quand es-tu parti ? Qu’est-ce qui a motivé le départ ?

Je suis parti en 2011, de janvier à décembre. C’était un rêve de longue date : voir le monde sans me limiter à ce que j’avais sous les yeux. J’ai mis de l’argent de côté chaque mois, et quand je me suis senti prêt — et que la vie m’a envoyé les bons signes — je suis parti. Un tour du monde, c’est un projet total : ça demande de l’envie, un cap et de la constance.

Le voyage a-t-il été compliqué à préparer ?

Franchement, non. Il faut être méthodique. Avec le nombre de blogs existants, on trouve vite des infos utiles. J’ai tout bouclé en environ 4 mois : feuille de route, gros transferts, papiers, vaccins et ce qu’il faut pour filmer partout.

Es-tu parti avec des partenaires de voyage ?

Non. Juste moi et ma caméra. Je voulais pouvoir filmer 24/24, rester libre de mes mouvements et ne rien louper. Voyager seul m’a laissé le temps nécessaire pour créer sans pression.

Quel était l’itinéraire principal ? As-tu improvisé ?

Dans l’ordre : Birmanie, Thaïlande, Laos, Chine, Mongolie, Bali, Papouasie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Chili, Argentine, Brésil, Bolivie, Pérou et Colombie. J’avais prévu ce trajet à l’avance avec environ un mois par pays. J’aimais l’idée d’un timing-cadre. À l’intérieur de chaque pays, c’était à l’impro : je laissais les rencontres et la météo écrire la suite.

Ton endroit préféré ?

Je n’en choisis pas. Chaque lieu m’a marqué pour une raison précise. Garder un œil neuf, éviter les comparaisons : c’est la meilleure façon de vivre intensément le moment, sans filtre.

Quels moyens de transport as-tu utilisés ?

Tout ce qui s’offrait à moi : bus, trains, avions, pirogues, cheval, tuk-tuk… Les longs trajets en bus de nuit ou en train en Chine, les routes en terre vers les steppes de Mongolie, les liaisons insulaires en Océanie : chaque mode de transport imposait son rythme, c’est aussi ça, un tour du monde.

Et la suite après ce tour du monde ?

Je pars au Kirghizistan en août — ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un pays un peu “roots”. Ensuite : un mois aux Philippines en janvier, une chasse au monstre du Loch Ness, un tournage à Macao, un mois au Panama, un roadtrip en Irlande… et d’autres projets déjà en tête.

Des conseils pour de futurs voyageurs et roadtrippers ?

La sécurité et la santé peuvent faire peur et freiner. C’est normal, mais il ne faut pas se paralyser. Restez prudents, écoutez votre instinct, restez positifs. La plupart des gens croisés en route sont bienveillants. Préparez le minimum vital, acceptez l’imprévu, et vous reviendrez avec des souvenirs solides.

À savoir aujourd’hui

Ce témoignage date d’un voyage réalisé en 2011 : l’esprit d’un tour du monde — un cap clair, un rythme réaliste, l’ouverture aux rencontres — reste valable. Avant de partir en 2026, vérifiez les règles de visa et de transit, les zones déconseillées, les politiques de drones et l’accès réseau. Les eSIM et cartes offline simplifient désormais beaucoup la logistique.

Mini-FAQ

Quel est le bon rythme pour un tour du monde de 12 mois ?

Un mois par pays, comme Alex, est une bonne base. Selon la taille/relief (ex. Andes ou Chine), prévoyez 6 à 8 h réelles pour les grandes liaisons et limitez la route à 4–6 h par jour consécutif pour garder lucidité et plaisir.

Budget et assurances : à quoi penser en priorité ?

Comptez une fourchette réaliste de 40–70 € par jour hors vols selon zones (Asie du SE vs Océanie/Amérique du Sud). Ajoutez une assurance voyage couvrant rapatriement et responsabilité civile. Sauvegardez vos documents (scans offline + cloud) et utilisez une eSIM pour rester joignable.

Quelles applis et outils utiles en 2026 ?

Cartes offline (Organic Maps/Maps.me), traducteur hors ligne, gestion de budget, sauvegarde cloud automatique. En Asie du SE (moussons mai–octobre) ou en altitude andine (>3 500 m, nuits froides), adaptez vêtements et marges de sécurité. L’interview Alex Vizeo rappelle que simplicité et méthode font la différence sur la durée d’un tour du monde.

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