La plus belle route de la semaine : la Grande Route des Dolomites
Entre Bolzano et Cortina d’Ampezzo, 110 km de virages et de panoramas sculptent la route des Dolomites, classées à l’UNESCO. Une traversée fluide et exigeante, idéale pour un roadtrip d’une journée (ou deux si l’on multiplie les arrêts). Cols à plus de 2 000 m, enrobé soigné, vallées ouvertes puis épingles serrées : cette route des Dolomites récompense les riders qui aiment alterner rythme et contemplation, en gardant une marge pour la météo et l’altitude. Le parcours joue la carte du grand spectacle, sans jamais tomber dans la surenchère.
L’histoire de la Grande Route
Longtemps impraticables, les Dolomites ont été reliées à la fin du XIXe siècle par une artère alpine aujourd’hui mythique. Enchaînant les vallées ladines et les massifs du Sassolungo, de la Marmolada et du Rosengarten, la “Grande Route” relie Bolzano à Cortina d’Ampezzo en environ 110 km. C’est une ligne de crête routière : chaussée entretenue, enchaînements de lacets, cols au-dessus de 2 000 m. Une promesse simple : voir, comprendre et ressentir ces montagnes depuis la selle, sans s’éloigner du fil conducteur.
La sélection — 6 vignettes pour tracer juste
Bolzano > Karerpass (SS241) — mise en jambe
Description courte. Sortie de Bolzano, la SS241 grimpe en douceur vers le Karerpass (env. 1 750 m). Enrobé propre, rythme progressif.
Pourquoi ça compte. On cale sa position, on ajuste la pression, on prend le tempo montagne avant les grands cols.
Où/quand s’arrêter. Lago di Carezza tôt le matin : eau claire, horizon sur le Latemar. Parking dédié, 15–25 min suffisent.
Val di Fassa > Passo Sella — au pied du Sassolungo
Description courte. Epingles serrées, vues frontales sur les parois du Sassolungo. Chaussée sèche recherchée, attention aux gravillons en sortie d’hiver.
Pourquoi ça compte. C’est l’un des passages-signes de la route des Dolomites : montagnes à portée de regard, pilotage précis.
Où/quand s’arrêter. Belvédères côté Canazei : 10 min pour souffler, puis repartir avant l’affluence de fin de matinée.
Passo Pordoi (SR48) — la courbe parfaite
Description courte. Col autour de 2 239 m, large et régulier. Courbes à rayon constant, visibilité correcte.
Pourquoi ça compte. Ici, le plaisir est dans la fluidité. Arabba en contrebas pour ravitailler (stations souvent 24/24 par automate).
Où/quand s’arrêter. Sass Pordoi (téléphérique si ciel dégagé) : horizon lunaire en 30–40 min aller-retour.
Passo Falzarego — ambiance haute montagne
Description courte. Montée roulante vers 2 100 m env., plateaux exposés au vent, quelques zones d’ombre fraîches.
Pourquoi ça compte. Variation de lumière et de températures : bon test d’équipement et de concentration.
Où/quand s’arrêter. Lagazuoi : ancienne zone de front (tunnels de la Grande Guerre, accès par téléphérique). Courts arrêts seulement si météo stable.
Descente sur Cortina d’Ampezzo — finale élégante
Description courte. Ruban rapide, visibilité qui s’ouvre, trafic plus dense en approche de Cortina.
Pourquoi ça compte. On referme le ride proprement : trajectoires lisibles, freinage dosé, attention aux zones 50 km/h.
Où/quand s’arrêter. Centre de Cortina pour l’espresso et un contrôle rapide : tension chaîne, plaquettes, pression.
Option courte — la “boucle Sella”
Description courte. Enchaînement Sella, Pordoi, Campolongo, Gardena. 50–60 km d’iconiques.
Pourquoi ça compte. Résumé intensif de la Grande Strada delle Dolomiti à moto, sans perdre la cohérence du parcours.
Où/quand s’arrêter. Corvara ou Colfosco : pause carburant et eau, avant de replonger dans les lacets.
Infos pratiques 2026
Fenêtre de saison. Comptez fin mai à début octobre selon l’enneigement. La neige en été reste possible à ces altitudes : prévoyez couches chaudes et doublure thermique.
Temps et cadence. 110 km ne veulent pas dire bref : prévoir 4 à 6 h réelles avec arrêts. Moyenne réaliste en montagne : 30–50 km/h. Planet Ride conseille 45–60 min de roulage pour 10 min de pause, et une arrivée visée avant 17 h.
Journées cyclistes. Le Sella Ronda Bike Day ferme certains cols aux moteurs (généralement en juin et en septembre). Vérifiez les dates avant de partir.
Carburant et ravitaillement. Pompes à Bolzano, Vigo di Fassa, Canazei, Arabba, Cortina. Automates carte bancaire fréquents ; emportez un peu de liquide au cas où.
Navigation & réseau. Téléchargez cartes offline (Google Maps, Organic Maps). eSIM ou roaming UE utiles ; en creux de vallée, la 4G peut décrocher.
Réglementation & accès. Éclairage de jour obligatoire à moto en Italie, vigilance aux ZTL en ville (zones à trafic limité) notamment à Bolzano et Cortina. Les cols sont gratuits ; aucun péage sur l’itinéraire principal.
Météo. Orages de fin d’après-midi possibles en été : anticipez. Le vent peut être sensible aux cols ; adaptez votre trajectoire et gardez marge de freinage.
Astuce. Pour une expérience plus calme de la Grande Strada delle Dolomiti à moto, partez tôt et concentrez les arrêts avant 11 h.
Mini-FAQ
Quel permis pour rouler là-bas ?
Permis A (ou A2 selon la cylindrée) valable en Italie. Pour une location, l’âge minimum et l’expérience peuvent varier selon l’opérateur.
Quelle est la meilleure période ?
De juin à septembre, avec un pic d’accès et de trafic en juillet-août. Septembre offre souvent une lumière plus stable et moins d’affluence.
Quel budget prévoir sur place ?
Pas de péage sur la route des Dolomites. Prévoyez le carburant, quelques parkings en site naturel et, si vous choisissez, une montée en téléphérique (facultative) sur un col.