Johnny Hallyday : le plus grand des rockeurs français et un grand fan de moto
Décédé en 2017, Johnny Hallyday a laissé une empreinte immense. Ce récit revient sur son roadtrip américain de 2006, de La Nouvelle-Orléans à Los Angeles avec Guillaume Canet et Yodelice. Un hommage né sur l’asphalte, entre orages texans, haltes improvisées et camaraderie. Pour beaucoup, ce voyage incarne l’idée même de route 66 en moto, ce mythe qui traverse l’Amérique des diners, des motels et des déserts. Un million de fans à Paris, plus de 700 bikers au dernier hommage : la route et la communauté étaient son territoire.
Prologue — Le rêve au guidon
Johnny aimait la route, la fraternité du convoi, le grondement régulier d’un twin. Pour ce périple, sa monture affichée : une Indian Springfield. Le trio s’élance depuis La Nouvelle-Orléans, encore moite de chaleur et d’odeur de bayou. Les premiers kilomètres servent de répétition générale : pression des pneus, cadence de groupe, stops synchronisés. Sur l’Interstate, on apprend vite à gérer le vent latéral et la monotonie, à lire l’horizon.
Étape 1 — La Nouvelle-Orléans > San Antonio
Rubans d’asphalte et longues portions droites pour apprivoiser les machines. Johnny adopte Cheyenne, un chien errant, compagnon de selle inattendu. Arrivée à San Antonio, deuxième ville du Texas : soirée qui s’étire, rires et fatigue saine d’une première vraie journée au long cours. En fond, ce rêve que tant de riders partagent sur la route 66 en moto : rouler pour le simple plaisir d’arriver plus loin.
Étape 2 — San Antonio > Big Spring
Le Texas rappelle que la route décide toujours. Une tempête de grêle coupe la progression, pare-brise martelés, cuir trempé. On attend l’assistance, éclairés par les néons d’une station-service. Ces orages printaniers, soudains, imposent calme et patience. Dans ces moments, un convoi bien coordonné fait la différence : chacun garde sa ligne, on réduit l’allure, on rallie le point sûr. Nuit simple à Big Spring, motel de bord de route et café noir au réveil.
Étape 3 — Big Spring > Santa Fe
Le soleil revient. Les kilomètres s’enchaînent, la route s’élève. Halté bienvenue dans une exposition de vieilles autos, chromes et carrosseries d’un autre âge. Santa Fe (environ 2 100 m) accueille le trio : air sec, lumière nette, fatigue différente en altitude. L’Amérique du Sud-Ouest se révèle par contrastes — mesas rouges, pinèdes d’altitude, ciel immense.
Étape 4 — Santa Fe > Durango
Deux gagnantes d’un concours rejoignent l’escapade pour une journée. L’allure se fait contemplative. On partage les guidons, on pointe les lignes d’horizon. En soirée, country et serveuses pin-ups : couleurs vives, courte parenthèse hors du temps. La mécanique ronronne, l’équipe est soudée; c’est ce que vivent tant de voyageurs quand ils réalisent leur rêve de route 66 en moto.
Finale — Par le Colorado, l’Utah et la Monument Valley
Reliefs, air plus frais au petit matin, vent qui peut surprendre en rafales. Avant Los Angeles, cap sur la Monument Valley en 4x4. Les pistes sablonneuses demandent motricité et lecture du terrain; Cheyenne somnole entre deux virages, le regard des bikers se perd dans le rouge des buttes. Un dernier barbecue, fumée douce et poussière sur les bottes, puis la descente vers la côte. À L.A., la famille attend. Ride bouclée, souvenirs gravés.
Ce que la route dit du rider
Ce roadtrip dit l’essentiel : choisir sa cadence (250 à 350 km par jour selon météo et relief), ménager 2 pauses de 20 minutes par demi-journée, viser l’arrivée avant la nuit. Dans l’Ouest, mieux vaut garder une marge carburant et eau (au moins 2 litres sur soi par personne quand il fait chaud). Si votre rêve sonne harley davidson route 66, sachez que Johnny roulait Indian : le mythe n’impose pas la marque, il impose la sincérité de la route. Beaucoup associent d’ailleurs harley davidson route 66 aux grands twins et aux motels néon — l’important reste le tempo et l’esprit.
Mini-FAQ
Faut-il un permis spécifique pour louer aux USA ?
Le permis moto national suffit en général; un permis international est recommandé par prudence et selon les loueurs.
Quelle saison privilégier ?
Printemps et début d’automne pour éviter canicules et orages violents; en altitude, matinées fraîches possibles.
Quel budget carburant prévoir ?
Selon cylindrée et allure, compter une enveloppe souple; gardez toujours une marge avant les longs tronçons désertiques.
À savoir aujourd’hui
Le mythe et l’itinérance restent intacts; la diversité des paysages et des motels de bord de route aussi. Avant de partir, vérifiez conditions de location (assurance, dépôt), restrictions d’accès locales (parcs tribaux, pistes), météo saisonnière et couverture réseau si vous roulez hors des grands axes.