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Roxane et Cyril, un roadtrip en van en Nouvelle‑Zélande et Australie : se retrouver seuls au monde !

Publié le 12 mai 2015

Roxane et Cyril, un roadtrip en van en Nouvelle‑Zélande et Australie : se retrouver seuls au monde !

Roxane et Cyril, un roadtrip en van en Nouvelle‑Zélande et Australie : se retrouver seuls au monde !

Après trois mois en Amérique du Sud et une escale en Polynésie française, nous avons roulé un mois et demi en Océanie, de janvier à février 2015. Notre parti pris : traverser la Nouvelle‑Zélande puis longer la côte est australienne en van, pour l’indépendance, le rythme des grandes distances et cette sensation rare d’isolement heureux. Un roadtrip en van, c’est accepter la route telle qu’elle est, parfois rude mais toujours généreuse. Entre fjords, péninsules battues par les vents et plages infinies, on a cherché l’essentiel : des paysages qui bousculent, la liberté maîtrisée du bivouac, et le plaisir de tracer, ensemble, notre trajectoire du jour au lendemain.

Un mois en Nouvelle‑Zélande, trois semaines en Australie

Nous avons consacré deux semaines à l’île du Nord puis deux semaines à l’île du Sud. Le ferry entre Wellington et Picton marque un vrai passage de cap : 3 à 4 heures de traversée et l’impression d’ouvrir un nouveau chapitre. En Australie, nous avons roulé trois semaines au départ de Sydney, cap au nord jusqu’aux Whitsundays, avant de redescendre. Comptez 2 000 à 2 200 km pour un aller simple Sydney–Airlie Beach, soit 22 à 26 heures de conduite effective selon le trafic et les pauses. Nous avons suivi le M1 jusqu’à Brisbane, puis la Bruce Highway (A1) le long du Queensland.

Le van, notre maison roulante

En Nouvelle‑Zélande, notre van était simple et efficace : réchaud, glacière électrique, table/chaises, banquette‑lit. En Australie, nous sommes montés en gamme (frigo, micro‑ondes), plus confortable mais plus onéreux. Le quotidien s’installe vite : vérification d’eau et de gaz le matin, ravitaillement carburant tous les 300 à 400 km, et une routine d’étapes de 3 à 5 heures de route par jour. Les routes néo‑zélandaises sont souvent à une voie, sinueuses, avec des ponts étroits : on avance moins vite qu’on ne le pense.

Long cours, organisation légère

Partis pour un tour du monde, nous avons volontairement peu verrouillé le planning. L’envie du lendemain guidait nos arrêts. Côté budget, réserver tard en Australie nous a coûté plus cher sur la location du van. Les avis d’autres voyageurs nous ont aidés à écarter certaines agences, mais choisir « au prix » n’a pas été la meilleure idée. Avec le recul, mieux vaut caler le véhicule tôt en haute saison et vérifier les conditions d’assurance (franchise, pare‑brise, toit, routes non bitumées).

Préparer à distance, sans toucher le volant

Depuis la France, difficile d’évaluer l’état réel d’un van. Entre la profusion d’agences et les clauses, on peut s’y perdre. Nos craintes portaient sur la fiabilité et l’équipement. Un inventaire précis à la prise en main (pneus, roue de secours, kit crevaison, niveau d’eau, allume‑gaz) nous a évité des surprises, mais l’idéal reste de demander des photos datées du véhicule attribué et la confirmation écrite de la certification « self‑contained » en Nouvelle‑Zélande si vous visez le bivouac réglementé.

Pourquoi ces deux géants du Pacifique

La Nouvelle‑Zélande pour ses reliefs et sa nature brute, l’Australie pour rejoindre un ami et comprendre l’attrait qu’elle exerce sur tant de Français. Tout au long du chemin, on alterne pleins de stations balnéaires et tronçons plus sauvages. Sur la côte est, on trouve du carburant souvent, mais mieux vaut faire le plein avant la Bruce Highway nord, où les distances entre stations s’allongent par endroits.

Un bout de France au bout du monde

Notre plus beau souvenir : une échappée d’un jour sur une péninsule de l’île du Sud. Rue aux noms français, pâtisserie et accents familiers… Nous étions à Akaroa, sur la Banks Peninsula. Après cinq mois loin de la maison, c’était un moment suspendu. Et autour, des baies tranquilles, presque seuls au monde, avec juste le clapotis et le vent.

Le revers du camping gratuit

Pour alléger la facture, nous avons tenté le camping gratuit. Un soir, c’était plutôt un champ, des toilettes impraticables… et surtout une armée de sandflies. En Nouvelle‑Zélande, elles sont redoutables sur la côte ouest et vers le Fiordland : manches longues au crépuscule, répulsif et moustiquaire légère nous ont sauvé quelques soirées.

Le mythe du van, et la réalité

Nous voulions être libres de nous arrêter « où on veut ». Dans les faits, le bivouac est strictement encadré. En Nouvelle‑Zélande, dormir hors zones autorisées est sanctionné, et l’accès au freedom camping dépend souvent d’un van certifié « self‑contained ». En Australie, les règles varient selon les councils. Conclusion honnête : parfois, une voiture + tente est plus simple. Mais le roadtrip en van reste un bonheur — surtout quand on cale une belle alternance entre étapes courtes, temps dehors et vraies nuits de repos.

La prochaine route en ligne de mire

Mon rêve absolu ? Un combi Volkswagen rouge, quelque part dans l’Ouest américain, à travers les parcs nationaux. De quoi prolonger cette quête d’espace et de silence.

À savoir aujourd’hui (2026)

  • Réservation: en haute saison (décembre–février NZ, juin–septembre AU), réserver le van 3 à 6 mois avant évite les surcoûts et les ruptures.
  • Réglementation: freedom camping NZ largement limité aux vans « self‑contained »; en Australie, vérifiez les règles locales et signalétiques, amendes possibles.
  • Outils: eSIM utile pour rester joignable; cartes offline et apps de spots (CamperMate/WikiCamps) font gagner du temps hors réseau.
  • Rythme: visez 250–400 km/jour sur la côte Est; en NZ, comptez 4–6 h réelles pour 250–300 km sur routes sinueuses.
  • Météo: Queensland soumis aux pluies tropicales et cyclones (nov.–avril) pouvant fermer certaines routes; adaptez vos étapes.
  • Péages: zones à péage électronique autour de Sydney/Brisbane; demandez au loueur la procédure de règlement.

Conseils pratiques express

  • Gestion de l’eau: emporter 10 à 15 L pour deux personnes entre deux points d’appoint; stériliser les jerricans.
  • Carburant: sur la côte est, stations fréquentes; par sécurité, refaites le plein avant de passer sous la moitié du réservoir sur les tronçons isolés de l’A1.
  • Conduite: gauche obligatoire; anticipez la fatigue. Astuce Planet Ride: jamais d’arrivée de nuit, et une pause de 15 min toutes les 2 heures.
  • Assurance: vérifiez les exclusions (toit, sous‑bassement, pare‑brise) et l’accès aux pistes non goudronnées.
  • Repérage: en NZ, les aires DOC offrent un bon compromis budget/cadre; en AU, alternez « rest areas » légales et campings pour douches et lessives.

Mini‑FAQ

Faut‑il un permis international ?
Recommandé si votre permis n’est pas en anglais. Vérifiez les exigences du loueur et des autorités régionales.

Quelle est la meilleure saison ?
Nouvelle‑Zélande: novembre–mars pour des jours longs; pluie plus probable sur la côte ouest. Côte Est Australie en van: septembre–novembre ou avril–juin pour éviter les fortes chaleurs et les pluies tropicales au nord.

Peut‑on dormir partout en van ?
Non. Respectez les zones autorisées, la signalétique et les réglementations locales; en NZ, visez un van « self‑contained » si vous comptez sur le freedom camping.

Inspirations de voyage en camping‑car

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Inspiration Voyage Camping‑car en Nouvelle‑Zélande :

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