Ewan McGregor et son tour du monde en moto : l’esprit Long Way Round
En 2004, Ewan McGregor et Charley Boorman prennent la route pour un tour du monde à moto qui marquera durablement l’imaginaire des riders. Trois mois d’itinérance, une série documentaire en 10 épisodes, un récit de 31 000 km entre Londres et New York : Long Way Round est devenu une référence du roadtrip moto. Ce qui accroche encore aujourd’hui, ce n’est pas seulement la célébrité d’un duo, mais la mécanique d’un grand voyage : la durée, les imprévus, la fatigue, le froid, l’organisation — et cette manière de traverser des continents en restant au plus près du terrain.
Long Way Round : le documentaire du tour du monde moto
Long Way Round, c’est une aventure filmée et racontée sous plusieurs formats : une série documentaire (10 épisodes), un livre, et des éditions DVD. Le principe est limpide : relier Londres à New York en moto, en passant par l’Europe, l’Asie, puis l’Amérique du Nord — avec un détour par le Nord, de l’Alaska jusqu’à New York.
Ce format “au long cours” fait la différence : on n’est pas dans un résumé de voyage, mais dans une progression où l’on sent les journées qui s’enchaînent, la météo qui décide à votre place, et les frontières qui imposent leur tempo. Sur la route, l’aventure se joue autant sur l’itinéraire que sur la logistique : étapes longues, variations de température, routes parfois très dégradées, et cette nécessité de garder une marge d’énergie pour le lendemain.
La série de vidéos est aujourd’hui facile à retrouver en ligne, notamment via son trailer (déjà mentionné dans l’article d’origine).
Les motos de Long Way Round : des BMW GS “Adventure”
Au départ, l’équipe avait envisagé de partir sur des KTM. Le projet évolue, et c’est finalement sur des BMW R1150GS Adventure modifiées qu’Ewan McGregor et Charley Boorman se lancent pour traverser l’Europe, la Sibérie et la Mongolie, avant de rallier l’Ouest du continent nord-américain.
Ce choix de monture n’a rien d’anecdotique : dans un roadtrip moto aussi long, une moto “d’aventure” est autant un outil qu’un partenaire. Ce qu’on retient surtout, c’est la cohérence du duo moto/terrain : capacité d’emport, endurance, polyvalence sur route, et tolérance quand le revêtement se transforme en piste, en tôle ondulée, ou en bourbier.
Conseil métier Planet Ride (cadencer sans s’user) : sur une grande traversée, le piège n’est pas de “ne pas aller assez vite”, mais de vouloir tenir des journées trop longues plusieurs jours d’affilée. Mieux vaut alterner une grosse étape et une étape plus courte, pour garder de la lucidité — surtout quand les conditions deviennent changeantes.
Leur inspiration : Ted Simon, l’appel du grand tour
McGregor et Boorman ne sortent pas ce rêve de nulle part : ils revendiquent l’influence de Ted Simon et de ses tours du monde à moto. Ted Simon réalise notamment un premier tour du monde en 1973, sponsorisé par le Sunday Time, sur une Triumph 500cc Tiger 100 Jupiter.
Le lien est plus qu’un clin d’œil : il y a la même idée d’itinérance patiente, de pays qui s’enchaînent sans “sauter” l’expérience, et d’aventure qui se construit à hauteur d’homme. Les deux pilotes de Long Way Round rencontrent d’ailleurs Ted Simon en Sibérie, sur l’un de ses nouveaux tours du monde — passage de relais symbolique entre générations de voyageurs.
Ce que Long Way Round dit (vraiment) du roadtrip moto
- La durée change tout : trois mois, ce n’est pas “un long voyage”, c’est une autre manière de vivre la route, avec ses cycles de fatigue et de récupération.
- Le terrain impose sa loi : même avec une moto adaptée, il faut composer avec des routes parfois lentes, des sections cassantes, et des journées où l’on avance moins que prévu.
- La logistique n’est pas glamour, mais décisive : carburant, eau, réparation, navigation… sur ces itinéraires, le confort vient surtout de l’anticipation.
- Le duo compte : voyager à deux, c’est une force (sécurité, entraide) et un défi (rythmes, décisions). Sur le long, l’humain devient un “équipement”.
Vous souhaitez partir en BMW GS ?
Si l’univers GS vous parle — que ce soit pour une première itinérance ou un projet plus ambitieux — l’enjeu est de choisir un itinéraire cohérent avec votre rythme et votre expérience, plutôt que de copier un mythe “kilomètre pour kilomètre”.
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FAQ – Long Way Round & roadtrip moto
Faut-il une BMW GS pour faire un grand roadtrip moto ?
Non. Une GS est cohérente pour sa polyvalence et sa capacité d’emport, mais l’essentiel reste l’adéquation moto/itinéraire et votre capacité à enchaîner des journées longues sans fatigue excessive.
Quelle durée minimale pour “sentir” un vrai roadtrip moto ?
En pratique, c’est souvent à partir de 7 à 10 jours qu’on retrouve un rythme d’itinérance (préparation, étapes, imprévus, récupération) proche de l’esprit des grandes traversées.
Qu’est-ce qui demande le plus d’anticipation sur un roadtrip au long cours ?
La navigation (surtout hors réseau), la gestion de l’énergie (enchaîner sans s’user), et la logistique quotidienne (carburant, eau, maintenance de base).
À savoir aujourd’hui
Le récit et l’esprit Long Way Round restent une référence : l’importance du rythme, du terrain, et de la préparation ne vieillit pas. En revanche, tout ce qui touche aux passages de frontières, aux conditions d’accès, et aux formalités peut évoluer : à vérifier précisément avant de partir, selon les pays traversés et la période de l’année.