Interview d’Alex Zurcher, co‑fondateur de Planet Ride
Président de Planet Ride aux côtés de Baptiste Frérot et Clément Desmousseaux, Alex Zurcher est à l’origine du projet et de sa stratégie. Son parcours s’est construit sur le terrain, dans le tourisme motorisé et l’organisation de tours moto. Amoureux de l’Inde, rider du quotidien à New Delhi et entrepreneur dans l’âme, il a lancé en 2007 une entreprise de voyage à moto en Asie qu’il dirige depuis plusieurs années. Dans cette interview, il raconte ce qui l’a poussé à créer Planet Ride, sa vision du roadtrip motorisé, et les expériences qui l’ont marqué.
Que conduis-tu tous les jours ?
Pour aller travailler, je roule tous les jours à New Delhi, souvent sur une Royal Enfield dans un trafic dense et très vivant. Depuis peu, j’utilise aussi un petit Scrambler préparé par un garage : c’est vraiment idéal pour les routes dégradées, les nids-de-poule et les surprises de la ville.
En pratique, ici, la conduite est un exercice d’attention permanente : entre les changements de file imprévisibles, les ralentissements soudains et les portions cabossées, on apprend vite à garder de la marge et à anticiper.
Pourquoi avoir pensé à Planet Ride ?
L’idée est née au contact direct des riders qui voyagent avec nous en Asie. Ils nous demandaient sans arrêt de les mettre en relation avec d’autres agents locaux, ailleurs dans le monde, capables d’organiser de la vraie aventure motorisée.
Je me suis dit qu’il fallait monter une plateforme de mise en relation et jouer un rôle de tiers de confiance : entre les voyageurs et les agents, mais aussi entre les agents eux-mêmes, pour les inviter à mutualiser leurs réseaux et leurs bonnes pratiques. Sur ce type de voyage, c’est souvent la différence entre un itinéraire “sur le papier” et une expérience réellement fluide sur la route.
Pourquoi tu penses que Planet Ride va plaire ?
Le roadtrip est dans l’air du temps. Les voyageurs veulent être acteurs : vivre la route, décider, s’arrêter, repartir. L’aventure motorisée est parfaite pour ça, parce qu’elle permet d’aller véritablement au contact des régions traversées et des gens.
Ce qui plaît aussi, c’est l’équilibre : garder la liberté du roadtrip, tout en s’appuyant sur des experts locaux qui connaissent les routes, les rythmes réalistes d’étape et les petits points d’attention (carburant, météo, sections défoncées, zones à éviter à certaines heures).
Comment vois-tu Planet Ride dans deux ans ?
Je vois une plateforme multilingue, solide, où les meilleurs agents locaux spécialistes du voyage motorisé et du roadtrip sont représentés. L’ambition, c’est la clarté : des experts identifiés, des itinéraires bien construits, et un accompagnement qui rassure sans enfermer.
Ton expérience de voyage préférée ?
À ce jour, mon meilleur souvenir reste la traversée des steppes mongoles en Royal Enfield. C’est un voyage qui impose un rythme : de longues journées dehors, du vent, des horizons qui n’en finissent pas, et cette sensation très particulière de progresser “plein cadre”, sans décor superflu.
Ton dernier roadtrip, c’était où ?
C’était au Rajasthan, pour un tournage. Ça faisait quelques années que je n’avais pas roulé dans les monts Aravalli, au sud-est du Rajasthan. Et c’est toujours aussi agréable : routes secondaires, relief doux, et cette alternance rapide entre zones plus sauvages et villages.
Sur ce type de terrain, on a vite fait de sous-estimer la fatigue : même si les distances paraissent modestes, la chaleur et l’état de la route peuvent ralentir. En métier, on préfère souvent des étapes plus courtes mais mieux vécues, plutôt qu’un “gros kilométrage” qui abîme l’expérience (et la vigilance).
Que peux-tu souhaiter à Planet Ride ?
De devenir le web leader des voyages motorisés.
À savoir aujourd’hui
Cette interview reflète une vision fondatrice : la liberté du roadtrip, renforcée par la confiance et l’expertise terrain. Avant de partir, il faut simplement vérifier les conditions du moment (accès, météo saisonnière, formalités, assurance, règles locales de circulation), car ce sont elles qui déterminent le rythme réel et la sérénité sur la route.
Lien interne conservé : https://www.planet-ride.com/fr_FR/voyage-moto/france/articles/interview-dalex-zurcher-co-fondateur-de-planet-ride/
Mini‑FAQ
Quel type de moto est le plus adapté à un roadtrip en ville comme New Delhi ?
Une moto simple, robuste et maniable (type scrambler/roadster), avec une position confortable et une garde au sol correcte : l’état de la chaussée et la circulation demandent de la souplesse plus que de la puissance.
Comment éviter la fatigue sur un roadtrip motorisé ?
Cadencer les étapes : viser un temps de selle réaliste, prévoir des pauses régulières, et garder une marge en fin de journée. Quand la route est dégradée ou le trafic dense, on réduit naturellement l’objectif kilométrique.
Pourquoi passer par une plateforme comme Planet Ride ?
Pour combiner liberté et fiabilité : accès à des experts locaux, itinéraires cohérents, et un cadre d’accompagnement qui sécurise les décisions clés (logistique, saisonnalité, rythme, contraintes terrain).